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Travaux étudiants
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// Étoiles parisiennes

Alexandre Sourd

Lumière. C'est elle qui éclaire les portes et les fenêtres de la manière que l'on connaît, elle qui dessine les rues, les ponts, les monuments, elle qui chaque soir nous offre un véritable feu d'artifice. Certains disent qu'il est difficile, voire impossible de contempler les étoiles dans une ville aussi urbaine que Paris. Or, il est tout à fait possible de lever la tête et de les admirer entre deux boulevards. Mais alors, pourquoi personne ne lève la tête vers le ciel ? Pour moi, la réponse s'impose. À quoi cela sert-il de lever les yeux vers le ciel pour admirer ces points lumineux qui viennent percer un ciel d'ébène, quand il suffit de regarder devant soi ? Les plus belles étoiles de Paris s'admirent également la nuit. Non, vous ne trouverez pas la grande ourse devant vous, mais vous pourrez contempler des centaines de galaxies de lampadaires, et des milliers d'étoiles perdues entre quelques fenêtres et portes... Quoi de mieux que de donner vie à ces étoiles en les figeant à jamais en un clic ?

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// CHIENS MODÈLES

Marion Guerand

Qu'il soit chien de berger, chien de chasse, chien de police, chien d'assistance, chien de sport, de travail ou même de compagnie, le chien est depuis toujours le meilleur ami de l'homme. Chaque relation est unique et c’est ce que j’ai envie de montrer à travers mon travail. C'est pourquoi j'ai proposé à des amies d'immortaliser dans un environnement urbain  le lien qu'ils ont avec leur compagnon. J’étais avec mes amies et c’était donc facile pour moi d’être à l’aise et de les mettre à l’aise. En revanche, imposer à son chien une séance de pose statique implique une confiance et même un complicité avec  l'animal, d'autant que l'environnement inhabituel peut constituer pour lui une source d'agitation ou de stress. C’est pourquoi je demande toujours que les propriétaires soient avec leur chien au moment du shooting, qu'ils posent ou non avec eux, avec les récompenses qui rassurent, caresses ou  friandises. À la différence de la photographie animalière de nature, le portrait canin imposes ses règles de connivence et de douceur.

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// Parures de plumes

Alexandre Sourd

Elle participe aux voyages au long cours des oiseaux migrateurs comme elle peut finir sans gloire, tassée dans un édredon. Le cuisinier la jette au fumier, le poète lui demande de coucher ses vers. Vous l'avez reconnue, je veux parler de la plume. Fasciné par la nature, je m'intéresse depuis toujours aux merveilles qu'elle nous offre, à la fois magnifique et discrète. Avec cette série d'images, j'ai voulu apporter un éclairage particulier à ce petit bout d'aile, à la fois si utile et si beau, qui souvent symbolise la grâce, la douceur et la légèreté. Sans autre artifice qu'une laque qui prête son reflet, par une lumière qui traverse une atmosphère aussi dense qu'une nuit sans lune, j'ai photographié ces jeunes plumes blanches détachées de l'oisillon par la mue, à mi-chemin entre la vie la mort.  S'appropriant  la couleur du faisceau, jouant de la nacre, de l'émeraude ou du rubis,  j'ai tenté de faire de ces bijoux dessinés et ciselés par la nature des modèles propres à inspirer un joailler.

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// IVREA, LA BATAILLE DES ORANGES

Ginevra Carrozzo

Le Carnaval d'Ivrea, en Italie du Nord, trouve son origine au XIIe siècle, dans la révolte populaire levée contre le seigneur local, lequel entendait exercer un droit de cuissage sur les jeunes mariées qui avaient le malheur de lui plaire. Cette révolte a son instigatrice, en la personne de Violetta, la fille du meunier. Amenée au château de l'abusif hobereau, Violetta qui était aussi hardie qu'elle était belle, lui fit son affaire en lui tranchant la tête. Elle reste l'héroïne qu'on célèbre encore pendant les six jours qui courent du jeudi gras au mardi gras.
J'ai voulu décrire le point fort du Carnaval, la Bataille des Oranges qui, du dimanche après-midi au mardi soir, voit plusieurs milliers d'Arancieri, se jeter à la figure près de quatre cents tonnes d'agrumes venus des surproductions de l’Italie du Sud. Neuf équipes s'affrontent, pour les neufs quartiers de la ville, qui ressuscitent la colère du peuple outragé face à la soldatesque du tyran.

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// EXPERTES ET HABILES, LES MAINS

Eden Cherbit

Parties notables de notre corps, les mains tiennent aussi une place très importante dans nos vies et pour un artisan, cette place est essentielle. J'ai choisi de suivre un facteur de clarinettes, un joaillier et une couturière afin de mettre au jour le travail de leurs mains dans le minutieux accomplissement de leurs tâches. Trois métiers absolument différents mais que la précision, la singularité des gestes rapprochent. Avec leur complicité, je me suis tenue à une distance respectueuse, un peu en arrière, pour saisir cette relation à la fois calme et experte avec leur travail. Trop souvent, en manipulant, en admirant des bijoux, des vêtements, des instruments de musique, nous oublions les mains qui les ont réalisés à partir d'un projet de création. J’ai privilégié le noir et blanc pour son aptitude à restituer la matière et aussi la texture de la peau, l'usure et la noblesse imprimées par  des années de métier. Mes modèles ont vu et aimé cet hommage en images, que j'ai essayé de réaliser dans ce même esprit, humble et appliqué.

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// Catherine, Kiambé, Surya 

Elisa Moris Vai

Ces photographies rendent un univers visuel à trois héroïnes de l'île Maurice rencontrées dans les pages de deux romans de J.M.G. Le Clézio , "La Quarantaine" (1995) et "Révolutions" (2003). Catherine Marro, descendante des premiers colons, est aveugle mais elle partage en voyante ses souvenirs d'enfance avec son petit-neveu. Kiambé est une esclave en marronnage : elle s'est évadée de la ferme à laquelle on l'a vendue, après l'avoir emmenée enfant de son village d'Afrique pour l'embarquer  au rivage de la Tanzanie. Suryavati vit près de Maurice, sur l'Ile Plate, elle y côtoie les nouveaux travailleurs indiens mis en quarantaine, au seuil d'un destin incertain.  À ces trois femmes de fiction, Elisa Moris Vai n'a pas voulu donner les traits d'un modèle. Elle a préféré, par des images dialoguant avec des mots venus des deux livres, s'immerger dans leur univers tel que nous le renvoient aujourd'hui l'intérieur des demeures coloniales, les traces de la servitude, l'environnement insulaire, l'enceinte hostile de l'océan.

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// PARTICULES

Gabriel Dia

Un nom inédit circule à présent, curieux et intimidant, pour caractériser les effets sur la Terre de l’ère industrielle qui pollue l’air, les sols, et les océans, épuisant les ressources, fragilisant les écosystèmes, entraînant la disparition en masse des espèces et des individus. Ce terme à la fois savant et controversé est « Anthropocène », il désigne une nouvelle ère géologique, entérinant l’idée que l’homme est désormais une composante planétaire, capable de modifier la biosphère par son activité.

"Particules" est une série de portraits ou plus exactement de figures. À travers une mise en perspective de formes et d'empreintes, visages, végétaux et minéraux y semblent traités à parts égales. Artisan de sa prospérité, l'homme reste cependant responsable de la disparition prévisible du seul monde vivant connu, telle que la révèlent ces apparitions à chaque fois doubles et ambivalentes, mise en lumière de l'enjeu fondamental d'une espèce capable d'éradiquer toutes les autres avant de consommer sa propre fin.

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// Frédéric Gérard (Photo Promo 2019)
ANGELO OU LE MIROIR DU TEMPS

Hervé Le Goff

C'est bien sûr un portrait, le portrait d'un ami proche, suivi dans son dialogue avec l'image que lui renvoie chaque jour son miroir et cette sacrée distance qui la sépare de la photographie du fringant jeune homme qu'il était dans les années 1970, blouson serré, coupe au gel et cigarette au bec. La séquence part d'une émouvante nature morte réunie par Angelo, esthète de ses souvenirs : devant le tirage des beaux jours, posé sans cadre, un réveil de voyage, un angelot musicien en poussière de marbre, enguirlandé de colliers venus de loin, une lampe dont on ne voit que la fine colonne  et le noir câble électrique. Frédéric Gérard accompagne dès lors les premières minutes d'une journée d'Angelo, prises entre le clin d'œil doux-amer du passé et ce face-à-face intime d'un septuagénaire que la vieillesse étonne et accable jusqu'aux larmes. Frédéric Gérard est l'invité de la Galerie des lecteurs, page 136 du numéro "Spécial Hiver 2019-2020 de l'intéressant magazine bimestriel en ligne Openeye, d'accès gratuit :

https://fr.calameo.com/read/0051434053b9f2d65873d

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// Virginie Rose (promotion 2019)
MATHIE

Virginie Rose

Mathie, c’est une jolie fille qui a un léger brin de folie. elle aime les gens, la vie et elle a un putain de caractère. elle danse partout, tout le temps, elle joue la comédie, c’est ce qu’elle aime par dessus tout, danser et être quelqu’un d’autre l’espace d’un instant. Ce que vous ne savez pas, c’est qu’elle a un secret. Ça ne se voit pas à première vue, mais elle a un handicap, ce genre de handicap invisible qui vous empêche de vivre normalement mais que personne ne voit. Du coup, la plupart des gens ne comprennent pas, ils ne se rendent pas compte de sa souffrance au quotidien, des heures interminables passées aux urgences, de la douleur insoutenable qu’elle subit à chaque fois. Vous allez découvrir au fil des photos, la partie que vous n’auriez jamais pu voir autrement. Vous allez découvrir son mystérieux syndrome d’Ehlers Danlos. Mathie c’est une jolie fille, fragile et forte à la fois.

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// « UUJUK KANGILEK »
GROENLAND – DISKO BAY

Jérémy Blahay( Promo 2019)

« Tu as voyagé parce que tes yeux devaient voir et se rendre compte ».

(Arluk, Le chant pour celui qui désire vivre, Jorn Riel)

A 500km au nord du cercle polaire, nous nous sommes écartés d’un chemin de randonnée et avons découvert une petite cabane abandonnée, au creux d’un fjord, que nous avons réhabilitée pour y séjourner. Nourrie des textes de l’ethnologue Jorn Riel et de la mythologie Inuit, cette série documentaire a pris une toute autre dimension après un accident bouleversant : glissant d’une falaise j’ai chuté dans les eaux arctiques et noyé mes pellicules et mon appareil photo. Au développement, la chimie a révélé traces et défauts comme autant de spectres qui ont marqué pour toujours notre passage à Uujuk Kangilek.
Cette série aborde la problématique écologique aux premières loges du dérèglement climatique et ses conséquences sur les populations autochtones. L’environnement saisi change, fond, disparaît chaque minute qui passe. Telles des images d’archives usées par le temps, ces photographies dépeignent un monde où l’homme a presque disparu, laissant derrière lui os de mammifères, hutte ou jeunes chiens de traineaux plongés dans un troublant sommeil.

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