Événements d'expositions

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// Martine Ravache
La photographie, en mots si justes

Hervé Legoff

Commissaire d'expositions, historienne et spécialiste de Jacques-Henri Lartigue, Martine Ravache est aussi connue pour ses livres dédiés à la photographie en ses approches diverses et pour les ateliers qu'elle anime autour de la perception et de l'interprétation des images fixes. Présenté et dédicacé au Salon de la Photographie 2019, son tout dernier ouvrage paru aux éditions du Canoë se détache de l'érudition et de l'analyse pour libérer les émotions et les réflexions suscitées par des sujets aussi étrangers que la tragédie de la Shoah ou le statut de la couleur, pour captiver ses lecteurs sur les modes du récit, du souvenir, du fait divers ou du mystère. Ouvrage ouvert à tous, ces Regards paranoïaques qui soulignent les ressemblances et résolvent l'énigme d'un certain Baiser volé sauront aussi conduire les candidats photographes à l'intérieur d'œuvres de géants nommés Julia Margaret Cameron, Henri Cartier-Bresson, Gisèle Freund, ou de contemporains à découvrir comme Eric Rondepierre, Christophe Schimmel ou Markus Hansen.

Hervé Le Goff

•Martine Ravache. Regards Paranoïaques, la Photographie fait des histoires, essai. 176 pages 12x18,5cm, 29 illustrations, préface de Mireille Calle-Gruber, éditions du Canoë, 24 euros

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// Adolfo Kaminsky, faussaire et photographe

Hervé Le Goff

Paris, 1945. Adolfo Kaminsky découvre après quatre années d'occupation allemande qu'on peut aimer la vie sans crainte de se promener en ville. D'une enfance compliquée qui commence avec la naissance en Argentine au sein d'une famille juive d'émigrés russes et se poursuit avec un apprentissage en teinturerie dans la France des lois de Vichy, l'existence de Kaminsky bascule dans l'activité clandestine d'un faussaire expert en faux papiers, capables de tromper la Gestapo et plus tard, les polices d'Europe dans leur traque des combattants pour la liberté ou l'indépendance de leur pays. Avec les outils et consommables qui pendant trois décennies ont servi à fabriquer ausweis, faux passeports, ordres de mission et autres fakes, l'exposition du Musée d’art et d’histoire du Judaïsme met au jour le talent d'un photographe que l'histoire de la Photographie rangera dans le groupe de grands humanistes nommés Doisneau, Cartier-Bresson, Isis ou Kertész, quitte à laisser dans l'ombre l'immense travail du faussaire dont le courage et l'expertise ont sauvé des centaines de vies.

Adolfo Kaminsky, faussaire et photographe.
Musée d’art et d’histoire du Judaïsme, Hôtel de Saint-Aignan, 71, rue du Temple, Paris 3e, jusqu'au 8 décembre 2019
À lire : Sarah Kaminsky "Adolfo Kaminsky. Une vie de faussaire" (2009 ed. Calmann-Lévy, disponible en Livre de Poche). Adolfo Kaminsky "Changer la donne" (2019, ed. Cent Mille Milliards)

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// DORA MAAR (1907-1997), LA RÉTROSPECTIVE

Hervé Le Goff

Son certificat d'études secondaires en poche, Dora Maar accumule les formations.  Deux académies de peinture et l'Ecole technique de la rue de Vaugirard en feront une peintre, doublée d'une photographe. Et c'est en photographe de studio qu'elle commence à se faire un nom, notamment auprès de l'intelligentsia internationale réunie à Paris dans le contexte agité des années 1930 et la montée des totalitarismes en Europe. Son engagement politique dans le groupe Contre-attaque, sa rencontre avec les Surréalistes et sa relation amoureuse avec Picasso confortent l'émergence d'une œuvre originale et féconde dont l'exposition du Centre Pompidou permet, pour la première fois, de mesurer l'ampleur. Reporter inspirée par la vie sociale en Espagne, portraitiste talentueuse, chroniqueuse par l'image de l'élaboration du Guernica de Picasso, Dora Maar contribue à l'histoire de la photographie avec plusieurs icônes dont le nu d'Assia de 1934, conjugant la sensualité du modelé et la féerie de l'éclairage.

Dora Maar. Centre Pompidou. Jusqu'au 29 juillet 2019

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// REN HANG, COCO CAPITAN À LA MEP

Hervé Le Goff

Sans se rencontrer, sans encore moins travailler ensemble, les deux artistes ses connaissaient et ont correspondu. La Maison européenne de la photographie les réunit sur deux étages pour offrir au visiteur une vision contemporaine du corps, du nu et une approche très personnelle de la photographie de mode. Née en 1992, Coco Capitán a derrière elle une œuvre inventive et plurielle dans des domaines aussi divers que la photographie, la peinture, la  fresque, le  texte,  la vidéo ou les installations convergeant dans une représentation de la jeunesse de ce début du 21e siècle, surprenant par sa fraîcheur, son insolite élégance  et parfois de son irrévérence. Toute différente est l'œuvre du Chinois Ren Hang (1987-2017), essentiellement fondée sur le nu, dans sa relation profonde avec la nature et la sensualité et sa quête d'une beauté partagée avec le monde végétal et le règne animal. Deux œuvres à découvrir, et pour les candidats à la photographie de personnage, deux références majeures.

Love, Ren Hang • Busy Living, Coco Capitan.
Maison européenne de la photographie, 5-7, rue de Fourcy, Paris 4e.
Jusqu'au 25 mai 2019.

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// MARTINE FRANCK
LES NOUVEAUX MURS FONDATION HCB

Hervé Le Goff

MARTINE FRANCK,  LES NOUVEAUX MURS FONDATION HCB

En inaugurant ses nouveaux locaux situés en plein cœur du quartier parisien du Marais,  l'exposition de la Fondation Henri Cartier-Bresson rend hommage à Martine Franck, qui a partagé depuis 1970 la vie de l'auteur de l'"instant décisif". "Une double découverte" associe  l'ouverture d'un lieu consacré à la photographie d'auteur, imaginée et fondée par le couple, à la rétrospective d'une œuvre considérable, de près d'un demi-siècle. Pour avoir commencé sa carrière dans le domaine de la musique et de la création théâtrale, Martine Franck s'est rapidement construit une notoriété de photographe de reportage et d'illustration, avant de s'imposer comme un auteur sensible, ouvert à ses contemporains, célébrités approchées dans leur intimité, anonymes  rencontrés à la faveur des voyages à travers le monde et de son actualité. Côtoyant les témoignages d'un membre de Magnum Photos, les images personnelles offrent au visiteur la part ineffable de leur sereine beauté.

Hervé Le Goff

Martine Franck. Une double découverte. Fondation Henri Cartier-Bresson, 79, rue des Archives, Paris 3e. Jusqu'au 10 février 2019

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// TROIS NADAR À LA BNF

Hervé Le Goff

Sans vraiment être un nom de famille, le nom de Nadar désigne deux générations.  À l’origine, les amis du caricaturiste Félix Tournachon lui donnent le surnom de Tournadar ; il en a gardé Nadar, sa griffe et sa marque. Adrien, le frère peintre, et Paul, le fils entreprenant, adopteront, non sans quelques querelles et arrangements, ce nouveau patronyme. Les trois Nadar laissent une œuvre photographique féconde, essentiellement tournée vers le portrait, avec une dominante artistique chez Adrien, une touche ludique et commerciale pour le jeune Paul. Félix reste cependant le plus inventif  de la famille pour avoir recouru à l’éclairage électrique, embarqué un appareil dans un ballon ou dans caisson vitré, inventant du même coup la prise de vue aérienne, la photo souterraine et sous-marine. Outre le plaisir d’approcher un médium porté à sa perfection, le visiteur se prend à fréquenter de près tout ce qui compte et plaît dans cette société française de la seconde moitié du 19e siècle, les notables, les politiques et les artistes.

Hervé Le Goff

•Les Nadar, une légende photographique, Galerie 2 BnF  François-Mitterrand, quai François Mauriac, Paris 13e, jusqu'au 3 février 2019.

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// JR à la MEP
l’engagement monumental et ludique

Hervé Le Goff

Sa première exposition sauvage, JR la réalise dès ses 18 ans avec son « Expo 2 Rue », en collant sur les murs ses images tirées en photocopie. C’était en 2000, et depuis, l’artiste a investi son siècle et le monde, bravant les autorités jusqu’à les séduire pour obtenir leur concours. On se souvient notamment de son « Face to Face » de 2007 et des portraits géants d’Israéliens et de Palestiniens réunis par les mêmes fou-rires  sur le mur qui les sépare, de ses paires d’yeux tapissant les quais de Seine, de ses visages de femmes de « Women are Heroes » portés à travers le monde par des trains, les murs de bidonvilles, jusqu’au cargo géant de « Eyes on a Boat ». Par des tirages géants, des maquettes animées, des installations en immersion et une fresque interactive en salle obscure, la maison Européenne de la photographie présente la première grande rétrospective de cet artiste hors-norme, dont l’ancrage dans l’art contemporain n’altère en rien son implication dans les questionnements humain et planétaire.

JR Momentum. La Mécanique de l’épreuve.
Maison Européenne de la photographie, jusqu’au 10 février 2019

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// CENTRE POMPIDOU
Photographie, arme de classe

Hervé Le Goff

CENTRE POMPIDOU  Photographie, arme de classe

L'armistice dont on vient de célébrer le centenaire coïncide avec l'essor technique et culturel de la photographie : des appareils moins lourds, des pellicules plus rapides et surtout l'émergence d'une revues telles que "Regards" ou "VU". Avec cent quarante documents originaux, la galerie photo du Centre Pompidou offre un ample retour sur cette décennie cruciale du vingtième siècle, où la paix retrouvée allait bientôt voir se lever les luttes sociales, poindre la menace de régimes totalitaires  et le spectre d'un nouvel embrasement de l'Europe. S'y retrouvent les signatures de celles et ceux qui deviendront les grands noms de la période moderne de l'histoire de la photographie : Eli Lotar, Germaine Krull, Henri Cartier-Bresson, René Zuber, Jacques-André Boiffard, André Kertész, Willy Ronis, Pierre Jamet, Nora Dumas, Gisèle Freund, Marianne Breslauer, David Deymour, Emeric Feher ou Roger Parry. Après l'explosion créatrice de Paris Photo, l'opportunité de revenir vers une photographie humaniste et militante.

Photographie, arme de classe , La photographie sociale et documentaire en France, 1928-1936,
Galerie photographique, Centre Pompidou, Paris 4e, jusqu'au 4 février 2019

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// LA CREATION PHOTOGRAPHIIQUE,
25 ARTISTES NOUS EN PARLENT

Hervé Le Goff

LA CREATION PHOTOGRAPHIIQUE, 25 ARTISTES NOUS EN PARLENT

L'interview bien mené est celui qui pose les questions que le lecteur a toujours rêvé d'aborder s'il avait la chance de rencontrer l'artiste dont il apprécie le travail. C'est ce qu'offre cet intéressant ouvrage dans lequel Muriel Berthou Crestey rapporte ses conversations avec vingt-cinq artistes choisis dans le vaste paysage de la photographie contemporaine : Renaud Auguste-Dormeuil, Patrick Bailly-Maître-Grand, Valérie Belin, Christian Boltanski, Jean-Christian Bourcart, Thibault Brunet, Lucien Clergue, Denis Darzacq, Vincent Debanne, Alain Fleischer, Joan, Fontcuberta, Laurent Grasso, Frank Horvat, Dominique, Issermann, Edouard Levé, Peter Lindbergh, Anna Malagrida, Sarah Moon, Philippe Parreno, Pierre & Gilles, Susanna, Pozzoli, Eric Rondepierre, Patrick Tosani, Sabine Weiss. Ouvrage direct qui semble connaître ses lecteurs : vous n'y verrez aucune des œuvres que vous aimez, car on suppose qu'en inconditionnel vous les connaissez. Vous trouverez en revanche, avec ses mots, le portrait de l'artiste rencontré ; portrait ou autoportrait, mais zéro selfie, on vous parle bien de Création.

Muriel Berthou Crestey ,"Au cœur de la création photographique".

216 pages 16,5 x 23,5 cm 24 portraits, éditions Ides et Calendes, broché, 29 euros

 

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// DOROTHEA LANGE,
Dure Amérique

Hervé Le Goff

Dans le studio de portrait qu'elle avait, dès l'âge de 23 ans, installé à New York, Dorothea Lange ne devait pas tarder à photographier les pauvres et les sans-abris. Ce travail sensible lui a valu de faire partie des photographes engagés par la Farm Security Administration, ou FSA, pour documenter les Etats-Unis meurtris par la crise de 1920. Les Migrants, venus de l'étranger ou d'un autre état occupent une bonne part de cette exposition monumentale qui propose une centaine de tirages originaux, dont certains sont reconnus comme des icônes de l'histoire de la photographie. - Le public français découvre le travail moins connu de Dorothea Lange, sur l'internement en 1941 de citoyens américains d'origine japonaise placés en camp de rétention comme ennemis des Etats-Unis. Photographe missionnée, Dorothea Lange refusait d'adhérer à la propagande et sa compassion, son talent sont à l'origine d'une des œuvres les plus représentatives du courant humaniste de la première moitié du 20e siècle.

Dorothea Lange. Politiques du visible.

Jeu de Paume, 1, place de la Concorde, Paris 8e. Jusqu'au 27 janvier 2019.

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// CHRISTOPHE DA SILVA
(efet photo promotion 2006) expose pour Action Contre la Faim

Hervé Le Goff

CHRISTOPHE DA SILVA (efet photo promotion 2006) expose pour Action Contre la Faim

Avec son diplôme en poche, il pensait se consacrer à la photographie de sport automobile, une de ses passions. C'était sans compter sur l'attrait du reportage qui devait l'emmener à travers le monde pour des sujet aussi divers que la Fatwa indienne à New Delhi ou les concours canins en Finlande. Peu à peu, ses sujets se sont resserrés sur le travail humanitaire des ONG dont il est devenu un partenaire régulier et apprécié. Son reportage réalisé en octobre 2018 en République de Centrafrique pour Action contre la faim s'expose en ce moment dans son acuité et dans sensibilité. Rencontrés sur les mieux même du soutien de l'ONG, les victimes de la guerre civile posent dans leur dignité rendue et partagent en quelques mots sobres leur parcours de souffrance.

Christophe Da Siva. Vies au cœur du conflit.

Espace Léon Beaubourg, 38, rue Quincampoix, Paris 4e, jusqu'au 21 octobre 2018.

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// Yu Zhuo
(efet promotion photo 2016)
expose en solo à Asia Now 2018

Hervé Le Goff

Sa série photographique "Vortex", sur l'abstraction de l'écume aux rivages de la mer avait été remarquée par les membres du jury du diplôme Efet 2017. Yu Zhuo qui termine en ce moment un Master en Design Visuel à l'Université de Macao présente à Paris son dernier travail à la foire d'art contemporain du continent asiatique. Face à ses vagues d'argent, ses deux travaux sur d'étranges marines découvrant d'infinies nuances de noir et sur les obscurs dédales urbains confirment la démarche créative d'un jeune artiste, auteur d'une œuvre déjà dense et profonde. Entouré de ses amies, anciennes de l'Efet et de quelques uns de ses professeurs, Yu Zhuo connaissait en ce vernissage du 16 octobre une satisfaction d'artiste : la plupart des pièces exposées étaient marquées des fameux "points rouges", jusqu'à trois.

Yu Zhuo "If the Night is not willing to shelter",

Zeto Art Project, Asia Now, 9 avenue Hoche, Paris 8e, stand B215, du 17 au 21 octobre 2017.

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// Christine Duchâteau
(efet photo, promotion 2013)
Impressions persanes

Hervé Le Goff

Son idée de voyage en Iran, Christine Duchâteau la doit à une rencontre. Maître de Conférence aux Langues Orientales, animatrice sur France Culture de l'émission "Les Racines du Ciel", Leili Anvar est aussi accompagnatrice de voyages culturels. En dix jours du printemps 2017, le parcours qui passait par Chiraz, Yazd, Ispahan et le site de Persépolis laisse une somme d'images fortes et sensibles, un travail documentaire et une démarche d'auteur auprès d'un peuple vivant, dans un quotidien imprégné d'un héritage immémorial, de la curiosité de la jeunesse et de l'audace des femmes.Pays moderne, l'Iran réputé soumis à l'emprise religieuse se montre accessible aux nouvelles technologies, à une pratique photographique libre du fameux Droit à l'image occidental, à un usage du smartphone qui vient à la rescousse du dialogue. Si l'architecture somptueuse des mosquées a inspiré bon nombre de ses images, le portrait, cueilli ou consenti, reste au cœur des recherches de Christine Duchâteau qui prépare un voyage en Inde pour décembre 2018.

• Christine Duchâteau, "L'Iran entre hier et demain".

Restaurant La Popotte-Coop, 54 rue Jean-Jaurès, NoisyLe-Sec (RER ligne E), jusqu'au 15 novembre.

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// Paul Virilio (1932-2018) : Angle mort

Noël Bourcier

Philosophe et urbaniste, Paul Virilio, restera le théorisateur de la vitesse et de l'accident. Il était aussi le concepteur d'expositions marquantes à la Fondation Cartier. Leurs scénographies complexes proposaient souvent un mélange des genres entre art, sociologie et pédagogie.

Pour aborder la question de l'identité à l'ère des flux migratoires, il s'était rapproché de Raymond Depardon. « Terre natale, Ailleurs commence ici » (2008-09) proposait une immersion visuelle totale à grand renfort de cartographies, d'animations, de coupures de presse, d'infographies et d'écrans. En contre-point, les photographies du reporter apportaient une dimension sensible et humaine.

Passionné par le monde et ses représentations, Paul Virilio pratiqua la photographie dans les années 1970. Méconnue, sa série sur les blockhaus abandonnés sur les plages de l'Atlantique révèle une autre approche de ses obsessions. Murs, frontières, remparts, autant de limites illusoires vouées à la disparition.

En savoir plus sur Paul Virilio et l'image :

Deux expositions accompagnées d'un catalogue :
Ce qui arrive / Fondation Cartier 2002-03

Terre natale, Ailleurs commence ici / Fondation Cartier 2008-09

Virilio photographe :
Bunker Archéologie
Un article prémonitoire « Œil pour œil, ou le krach des images » :
Le Monde diplomatique, 1998
Dans un entretien de 2011 à Sciences et Avenir, il dénonçait la tyrannie de l’instantanéité à l'ère des nouveaux réseaux de transmission :
Sciences et Avenir 2011
Un hommage posthume par Robert Maggiori dans Libération :
Libération 18/9/2018
Réécouter Paul Virilio, penseur de la vitesse : « La liberté c'est le désordre » :
France Culture

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// RAPHAËL RÉMIATTE
Le Poilu, des tranchées à l'Armistice

Hervé Le Goff

Raphaël Rémiatte est passé par tous les métiers : cuisinier, libraire, marin, pompier vendeur de journaux et de gâteaux. Devenu mime et conteur, il doit à sa rencontre avec le peintre et décorateur André Beaurepaire d'avoir produit "Le Peintre et son modèle", somme de tableaux photographiques, images symboliques ou amoureuses, émouvantes et souvent drôles. Rémiatte continue aujourd'hui son travail en solo, créant ses personnages de romans ou de légendes. Parmi eux, le Poilu de la grande Guerre, revêtu d'une authentique tenue Bleu horizon prend la pose sur le fond noir de la nuit des tranchées, il fume la pipe, boit des coups et fait la nique à la mort. Le Centenaire de la Grande Guerre comme lui étalé sur quatre années, s'achève cet automne avec l'évocation de l'Armistice et de la Victoire. En bonne mesure, la Mairie du premier arrondissement de Paris invite à parcourir la galerie imaginaire d'un soldat que, par sa flamme d'artiste, Raphaël Rémiatte parvient à rendre vivant et connu.

Raphaël Rémiatte - Dans la peau d'un Poilu, Autoportrait. Mairie du premier arrondissement, 4 Place du Louvre, Paris 1er. Jusqu'au 6 octobre 2018

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// Petite Histoire de la Photo

Hervé Le Goff

Modeste par son titre, cette Petite histoire ne vient pas taquiner les grosses encyclopédies, dont elle évite la pesante chronologie. On attaque tout de suite par ce qu'on aime le plus dans la photo, non pas la période, les inventeurs et le pionniers, mais le Genre, aussi divers que le scoop et le nu, la nature morte ou le portrait. Viennent en suite les Œuvres, disons-plutôt 50 chefs d'œuvre de ce qu'on appelle le 8e art, les Thèmes et enfin, last but not least, les techniques, où le selfie smartphonique côtoie l'antique héliographie niépcienne. Un texte concis, précis accompagne une abondante illustration navigant de la vignette à la pleine page, qui devrait intéresser, voire réconcilier les passionnés de technique et les amoureux de l'esthétique. Parcours ludique et savant, où le Baiser de l'Hôtel de Ville de Doisneau rayonne en couverture sur fond de pixels, cette petite histoire qui couvre trois siècles devrait stimuler les jeunes candidats photographes auxquels on ne répètera jamais assez que si tout a été fait, tout reste à faire.

Hervé Le Goff

Ian Haydn Smith, Petite Histoire de la Photo, 224 pages 14,8x21 cm, 220 illustrations, éditions Fammarion, 19,90 €.

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// HERVÉ GUIBERT
Les corridors de l'étrange

Hervé Le Goff

Il y a vingt-sept ans, Hervé Guibert décédait à l'hôpital Antoine-Béclère de Clamart. Son dernier livre, publié de son vivant "A l'ami qui ne m'a pas sauvé la vie" achève une œuvre littéraire qui continue à passionner des lecteurs de toutes générations. Longtemps critique photographique au quotidien Le Monde, Guibert était lui même photographe, fidèle à son petite appareil Rollei 35. Au Printemps 2011, la Maison européenne de la photographie lui consacrait une importante rétrospective. Le grand public découvrait ou retrouvait une œuvre intime et poétique sur les personnes, les lieux, les objets aimés par un jeune écrivain flamboyant et doué.

Au premier étage d'un ancien établissement de bains transformé en espace d'art, une soixantaine de tirages d'époque montrent le travail réalisé à la fin des années 1970 dans les réserves et les ateliers de musées peu ordinaires, La Specula à Florence, le Musée de l’Ecole Vétérinaire de Maisons-Alfort, le musée Grévin et le Musée de l’Homme à Paris. La visite émouvante insolite d'un très jeune homme dans les couloirs de la mort et de l'étrange, et la redécouverte d'une œuvre naissante.

Hervé Le Goff

 "Les palais des monstres désirables"

exposition conçue par Christine Guibert et par Agathe Gaillard.

Les Douches La galerie, 5, rue Legouvé, Paris 10e, jusqu'au 20 octobre 2018.

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// ASTAR ET ALINE, LE PORTRAIT À VU

EFET Photographie

l'EFET a été choisi comme une des 5 écoles partenaires et deux de nos élèves ont été selectionnés pour y assister.

Le concours conjointement organisé par l’Agence VU et par Canon France en direction de plusieurs écoles de photographie a désigné deux étudiantes de l'école Efet sur les cinq places offertes pour assister au stage « Lux : la lumière appliquée au portrait ». Astar Keren et Aline Deschamps ont participé le week-end du 17 mars à cette session placée sous la direction du photographe Paolo Verzone, dans les locaux mêmes de l'agence VU.

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// SANDRA CHENU GODEFROY Sentinelles, ils veillent sur Paris

EFET Photographie

Sandra Chenu Godefroy. La photographe veille sur nos sentinelles

Un reportage photo au long terme sur les unités assurant le dispositif Sentinelle à Paris. Une fois dépassée l’urgence de réagir, l’opération Sentinelle s’est inscrite dans la durée. Le déploiement massif de militaires sur le territoire a fait évoluer la relation des Français avec leurs soldats.
Pour le grand public, ce dispositif a permis de mettre des visages devenus familiers derrière l’étiquette « soldat » et a fait revenir le militaire dans le quotidien. Pour les soldats, il s’agit d’une opération intérieure : sur le territoire par nécessité de rassurer, et pourtant éloignés de leurs familles.
J'ai voulu ce projet pour aller au-delà des visages croisés quelques fractions de seconde au détour d'un passage en gare, en allant chercher les enfants à l'école, ou à l'entrée des sites chargés d'histoire dont Paris regorge. J'ai donc choisi de documenter la mission Sentinelle pendant un an, telle qu'elle était vue et vécue par ceux qui la font : tard le soir et tôt le matin, la semaine autant que les dimanches, pendant la canicule ou durant les épisodes de froid...
Ces éphémères silhouettes armées en uniforme kaki, noyées dans une foule de parisiens ou de touristes, vite croisées, vite oubliées, font partie du paysage : Depuis combien de temps sont-elles là ? A quoi ressemblent leurs journées ?
J'ai rencontré les militaires qui se sont succédés en Ile de France pour cette opération, partagé une part de leur quotidien, les chambres collectives, les réveils à 5 heures, les patrouilles interminables, les jours de repos travaillés, mais aussi les séances de sport collectifs, les instants de complicité, les moments de détente et de partage.

Sandra Chenu Godefroy

- Une séance de rencontre-dédicace du livre aura lieu le samedi 16 décembre à la librairie des Invalides de 15 à 18 heures
- l'exposition photo est visible tous les jours jusqu'au 8 janvier 2018 dans les douves nord des Invalides.

Voir Le site internet du projet

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// JEANNE LE LOUARN (Promo Photo 2017) Dehors, mais en pages

EFET Photographie

Le livre "Enfermé dehors" de Jeanne Le Louarn est une série qui pose sur la jeunesse un regard intime et pacifié.

Elle faisait partie de la petite équipe de volontaires partis représenter l'Efet aux Rencontres d'Arles de juillet 2017. Et Jeanne Le Louarn n'y a pas perdu son temps, puisque l'opportunité de montrer son travail à Freddy Denaes, le directeur des éditions de L'œil, s'est concrétisée par la production d'un numéro d'une nouvelle collection de fanzines, autrement dit son premier livre. Mais laissons la parole à l'auteur : ""Enfermé dehors" est une série qui pose sur la jeunesse un regard intime et pacifié. Influencée autant par les courants humanistes que par la mode, l’acte photographique me permet de développer un style où se mélangent "street culture", mode et vie de tous les jours. Je puise mon inspiration dans les cultures que je côtoie, les amis avec qui j’ai grandi et surtout dans la rue. J’aime parler de personnalités qui me touchent. J’aime apprendre et interroger la difficulté du ""vivre ensemble""
•Jeanne Le Louarn, Enfermé dehors, 32 pages 16x21 cm, Collection Uto Pic & Poc, éditions de l'Œil, 10 €

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// Philippe LEVY-STAB (Efet Photo 1988), le Jazz aux feux du Salon

EFET Photographie

Philippe Lévy-Stab donnera une de ses rares interviews devant le public du Salon de la Photo, le 11 novembre à 12h30.

Passionné de jazz , il lui a dédié sa carrière de photographe. partagée entre Paris et New York. Des deux dernières décennies vécues dans la fréquentation des musiciens Philippe Lévy-Stab construit une œuvre monumentale, nourrie de reportages et de ses portraits eux-mêmes interprétés dans la plus pure tradition du moyen format tiré en argentique. Philippe Lévy-Stab donnera une de ses rares interviews devant le public du Salon de la Photo, le 11 novembre à 12h30.

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// YU ZHUO, (Efet Photo promo 2017) expose à Paris

EFET Photographie

À peine diplômé, Yu Zhuo expose son édifiant travail sur le mystère du flux et du reflux, photographiés dans leurs dessins d'un mer d'argent jouant avec les rivages de sable noir.

Exposé l'été dernier au Rencontres d'Arles et en 2011 à Macao dans le cadre de l'échange académique Taiwan-Macao, Macao, Yu Zhuo collectionne déjà les prix et les distinctions : Prix d’excellence dans la compétition photographique "Grand angle Vert" de la Coupe Canon organisée par l’Office Educatif de Zhuhai en 2007, prix d’excellence de l’Annuaire de Beaux-arts des Etudiants Chinois en 2010, 3e prix du Concours National des universités en Chine en 2011.

• Yu Zhuo, Vortex, Espace Beaurepaire, 28 rue Beaurepaire, Paris 10ème, du 6 au 12 novembre, de 11 h à 18h. Vernissage le 7 novembre de 18h30 à 21h.

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// SOAZIG DE LA MOISSONNIÈRE (Efet Photo promotion 2007) et le Nouveau Président

EFET Photographie

Deuxième grande surprise de cette élection présidentielle, les photographies de la campagne électorale d'Emmanuel Macron et celles de son arrivée à la Pyramide du Louvre sont l'œuvre de Soazig de La Moissonnière, étudiante en photographie à l'Efet.

Depuis sa sortie de l'école Soazig s'est spécialisée dans le domaine de l'humain, qui s'étend du regard social sur ses contemporains jusqu'au monde de la politique. Souhaitons que ce 7 mai se traduise par une nouvelle marche de sa carrière dans les sphères du pouvoir.

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// MARION DUBIER-CLARK (Efet Photo 2003) expose son Japon

EFET Photographie

From Tokyo to Kyoto, Marion Dubier-Clark à la Galerie Patrick Gutknecht

Marion Dubier-Clark a découvert le Japon au printemps 2016. Entre Tokyo, Matsumoto, Takayama, Kanazawa, Osaka et Kyoto, pour les villes, Naoshima et Teshima pour les îles, le pays lui offrait un vaste espace d'inspirations sur les veines de l'abstraction, de la nature, de l'héritage et de l'humain. Aussi éloignée de la rigueur documentaire que de la ligne du road movie, contournant l'opposition tradition/modernité dont l'étonnement sature la perception occidentale, Marion Dubier-Clark protège la fraîcheur et la licence poétique de ses vues isolées, la portée évocatrice de ses pièces uniques pour livrer sa vision personnelle, élégante comme une calligraphie, sobre comme un jardin de pierre. 3e.
Voir le site internet de l'exposition

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// PHILIPPE ABERGEL Noël 1915, Les Fraternisations

EFET Photographie

Philippe Abergel, vidéaste et professeur de prise de vues en studio à l'Efet, a photographié les objets centenaires, témoins de ces instants d'humanité

Le soir de Noël 1915, isolés dans les tranchées respectives de la région d'Arras, des soldats français et allemands ont décidé de sortir au grand air, de faire une trêve, de fêter Noël ensemble, de partager leurs colis, d'échanger des cigarettes. Les états-majors qui festoyaient de leurs côtés n'avaient pas apprécié l'initiative, et ne se sont pas privés de prendre des sanctions. Philippe Abergel, vidéaste et professeur de prise de vues en studio à l'Efet, a photographié les objets centenaires, témoins de ces instants d'humanité volés à la barbarie qui devait en quatre ans tuer et mutiler des millions de jeunes hommes. Une vidéo nous montre l'exposition des photographies de Philippe Abergel sur les lieux-même de l'événement, et relate son inauguration en présence de Philippe Rapeneau Président de la Région, des maires des villes concernées et de Christian Carion le réalisateur du film "Joyeux Noël", sorti en 2005.

Vous pouvez regarder cette vidéo ici sur Viméo

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// ALAIN HOA (promo 2016) Lauréat du Prix Fujifilm/Mode

EFET Photographie

La série "Mouvement" a séduit le jury du Prix Fujifilm/mode

À l'école, il étonnait son monde avec des travaux originaux liés aux phénomènes d'une société mondialisante et d'abord par "White screen", une ballade nocturne de l'adolescence rivée au faux jour de ses écrans de smartphones. Un peu plus tard, avec "Paris-Berlin/Berlin-Paris" Alain Hoa associait Paris et Berlin dans un subtil dialogue de surimpressions avant de livrer une vision inédite de la capitale allemande dont il avait suivi le circuit aérien de distribution de l'eau. Alain Hoa inventait encore sur le terrain numérique en produisant ses "Glitches", pour revenir à la photo pure de "Déconnexion",  portraits urbains de personnages de sa génération en attente d'improbables événements.

Dans tout cela, la photo de mode s'était fait une place, insolente et fraîche, avec la proposition surréaliste de mannequins associant des épaules de cintres et des jambes de top model. En faisant d'une penderie un défilé de fashion week, cette série "Mouvement" a séduit le jury du Prix Fujifilm/mode. Alain Hoa qui travaille actuellement au Studio Harcourt remporte le boîtier hybride Fujifilm X-E2 équipé du zoomFujinon XF &8-55mm f/2,8-4 R LM OIS. Il connaît un début de gloire avec une publication en pleine page du magazine PHOTO.

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Expositions / Publications

// VISA POUR L’IMAGE 2016. 3 Etudiants d’EFET invités par Canon

EFET Photographie

Ils ont opté pour les chemins ardus et passionnants du reportage, et Canon leur a fait une belle place au festival Visa pour l'Image. Parmi d'autres étudiants en photographie, Lim Hwayoung (Promotion 2016), lauréate 2016 du Prix Mark Grosset, Michael Silva Gori (Promotion 2017), lauréat 2017 du Grand Prix étudiant Paris Match Reportage 2016 et Antoine Kremer qui, après avoir sillonné l'Iran et suivi de près les Nuits debout, prépare sa rentrée 2016-2017 en deuxième année, ont été invités les 29 et 30 août à Perpignan pour apprécier les expositions du hot news de l'année et aussi pour rencontrer leurs futur(e)s confrères et consœurs. Quel meilleur début leur souhaiter ?

Michael Siva Gori - Prix Paris Match du Photoreportage Étudiant

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Expositions / Publications

// ARLES 2016 l’Efet en Voies Off

EFET Photographie

ARLES 2016
l'Efet en Voies Off

Partenaire du Festival Voies Off d'Arles depuis quatre ans, l'Efet vient d'ouvrir sa galerie à deux pas de la place du Forum. Vous y trouverez le meilleur de la production des étudiants de 1ère, 2e et 3e année photo. L'exposition se tient dans une galerie, les pièces sont donc à admirer, elles sont aussi à vendre. Une belle occasion de satisfaire une vocation ou des envies de collectionneur tout en accompagnant un artiste photographe au seuil de sa carrière. Les noms des artistes exposés sont à découvrir, l'avenir nous dira qui retenir entre Paul Bogas, Kelly Costigliolo, Alexandre Dias Lopes , Victor Drouineau, Ludmilla Drouot, Gilar Farjah, Mathias Filippini, Wei Guo, Amelia Hammond, Alain Hoa, Corentin Iste, Lisa Jacquemin Briand, Pianpian Jin, Antoine Kremer, Jeanne Le Louarn, Hwa Young Lim, Modi Liu, WenYi Liu, Pang Ming, Veronica Nesci, Yurina Niihara, Cécilia Nilsdotter, Xiao Xi Pan, Camille Shabestari, Guillaume de Tapol, Rujia Wang ou You Zou.

En dehors de ces rêves de réussite, le staff arlésien de l'Efet est aussi là pour parler de son école, de son expérience et de ses enjeux pédagogiques. Rencontrez donc, autour de  Delphine Bonnet, professeur de laboratoire argentique et commissaire de l'exposition, Alexandre Dias Lopes, Victor Drouineau , Gilar Farjah, Juliette Grangé, Amelia Hammond, Corentin Iste, Lisa Jacquemin Briand, Jeanne Le Louarn, WhaYoung Lim, Yurina Niihara, Iris Pavec, Augustin Recton, Camille Shabestari et Wenyi Liu.
EFET. Des genres et des couleurs, 14, rue de la Liberté, Arles du 4 au 17 juillet.

Photos©Modi Liu2016/Efet

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